Le verdict est tombé hier matin. Sur les quatre recours introduits en province de Liège, dans les communes de Clavier, Modave, Nandrin et Olne, le collège provincial a estimé qu’il n’y avait eu aucune manœuvre illégale et a donc validé les élections. «Après audition, le 19 novembre dernier, des requérants et des parties intéressées, et après en avoir délibéré, le Collège provincial a rejeté les quatre réclamations et a, par conséquent, validé les élections du 14 octobre 2012 dans ces mêmes communes.»

À Nandrin, le groupe Pour Nandrin ne compte pas en rester là. L’étape suivante, ce devrait être le Conseil d’État. «Si nous sommes déçus? s’interroge Marc Évrard. Oui et non… Notre recours a été refusé par la Province qui est une instance politique. On se doutait que, par ce biais-là, nos considérations n’allaient pas être prises en compte. Au Conseil d’État, il y aura une vision plus juridique et moins politique. On ne comprend pas qu’une telle somme d’irrégularités puisse passer.»

Réunis hier soir, les trois élus Pour Nandrin ont analysé les motivations de la décision du collège. «Elles sont faibles, retient Marc Evrard. Mais nous voulons consulter le reste des membres de l’équipe pour prendre une décision. Sur le principe, on aimerait aller au Conseil d’État mais cela représente aussi un coût.»

À Clavier, le groupe Renouveau n’a pas souhaité commenter la décision. Le bourgmestre, Philippe Dubois, dont la campagne électorale faisait l’objet de la réclamation, s’est montré peu surpris. «Sur la forme, j’étais relativement optimiste. Sur le fond, ce ne sont pas des moments que l’on vit spécialement bien. Pour le Renouveau, c’est un coup d’épée dans l’eau. Il a encore voulu semer le doute et la suspicion sur une personne. Je ne comprends pas pourquoi ils sont amers comme ça. Et, dans la population, je sens que les gens nous soutiennent et qu’ils sont lassés du climat qu’on veut faire régner.»

À Modave, le groupe Modave @venir, et son tête de liste Robert Arnold, ne sont pas étonnés par la décision. «Je m’en doutais. De notre côté, on en restera là. On n’ira pas au Conseil d’État.»